L'Amant de Lady Chatterley
"Intellectuellement, je crois à la nécessité d'avoir un bon coeur, un pénis en bonne forme, une intelligence vive, et le courage de dire "merde" devant une dame." Le propos date de 1932. Il dresse le portrait de l'homme beau et bon (καλoς καγαθoς), du "gentilhomme" en somme, vu par David Herbert Lawrence. L'Amant de Lady Chatterley nous présente Constance Reid, une femme qui découvre la sensualité auprès du garde-chasse domanial. En arrière-plan, la colère monte dans une ville minière, la colère teintée de bolchévisme d'un peuple méprisé par l'aristocratie anglaise. Ce livre détonne par un style très direct et il s'attache à représenter la part "sauvage" de l'homme, à le peindre à la manière de Sade comme un homme naturel, agnostique, amoral. "Nous sommes tous de froids crétins, des idiots sans passion. Nous sommes tous bolchévistes - seulement nous nous donnons d'autres noms. Nous croyons que nous sommes des dieux, des hommes semblables à des dieux. C'est du bolchévisme ! Il faut être humain; il faut avoir un coeur et une queue si on veut éviter d'être un dieu ou un bolchéviste. Car Dieu et bolchéviste, c'est la même chose : c'est trop beau pour être vrai."L'Amant de Lady Chatterley, David Herbert Lawrence, 1932.
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