Ivrogneries

Publié le par Bifsteak

la-fin-d--un-primitif.jpgPuisque je n'ai de cesse de le citer, autant lui consacrer un article. La Fin d'un Primitif, de Chester Himes, est très différent de l'idée que je me faisais des livres de cet auteur. A vrai dire, je n'avais lu que La Reine des Pommes, séduisant de loufoqueries. Ici, le style est différent: les situations sont rarement amusantes, elles dérapent vite vers le sordide. En voici les ingrédients: une femme blanche, un mâle noir, de l'alcool, des disputes, des amants, des femmes faciles, des manuscrits refusés, un chimpanzé prophète. Ajoutez deux coeurs bien glacés. Mélangez dans un grand shaker. Vous obtenez une histoire givrée, une de celles qui donne mal au crâne le lendemain midi, au réveil. La Fin d'un Primitif ressemble à un long delirium et se termine sur de violents spasmes.

"- Que voulez-vous, nous autres, écrivains contemporains, nous sommes gâtés. Autrefois l'auteur creuvait de faim dans un galetas pendant cinquante ans pour écrire soixante-dix chefs-d'oeuvre. Nous, nous voulons faire fortune avec un seul bouquin. Tout ça c'est la faute de Margaret Mitchell."

La Fin d'un Primitif, Chester Himes, 1955.
 
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S
Lucide, le bonhomme... :-DSysTooL
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