Rosa Mystica
Louis Calaferte est un écrivain prolifique. Nous le savons en contemplant sa vie du haut de ses vingt romans, cinq essais, huit carnets, vingt-sept pièces de théâtre et quarante-six recueils de poésie. Ce que la lecture de ces livres nous enseigne à chaque fois, c'est que cet auteur est un véritable génie. Une fois de plus, il fait preuve, dans Rosa Mystica, d'une conscience aïgue de son état d'homme, conscience qu'il nous livre, dans sa sagesse, sans pudeur. On y retrouve son goût des femmes, son caractère indépendant, dégagé de toute crainte du jugement et son amour des livres:"Se tenir dans l'éloignement. Etre en soi réfugié. Pour être libre: n'aimer rien. Ne rien haïr. L'entrave de toute passion. Etre cette glace du pur cristal.
Toujours le même contentement à manier mes livres (je me suis employé au rangement, et un peu aussi à l'inventaire de ma bibliothèque).
Moi, dont la nature est éloignée autant qu'il se peut de l'avarice, de la cupidité, de l'intéressement, de la possession enfin: je deviens avide lorsqu'il s'agit de livres. Je les accumule sur les rayons, je les case, je les entasse; incapable que je suis de me débarasser de l'un d'eux, fût-il de la dernière valeur."
Rosa Mystica, Louis Calaferte, 1968.
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